Affaire de Gestion des Fonds COVID-19 au Togo : quid des zones d’ombre persistantes ?

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En fin de semaine dernière, un débat houleux a eu lieu sous l’égide de la commission parlementaire créée en dernière minute pour examiner la gestion des fonds COVID-19. Les ministres impliqués dans cette gestion ont été confrontés aux membres de la Cour des comptes du Togo. Cependant, selon Mme Bernadette Leguezim-Balouki, présidente de la commission, des “zones d’ombres” persistent car les “réponses des uns et des autres ne concordent pas”.

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Chronologie de l’Affaire :

Dans un premier temps, les députés togolais avaient ignoré les anomalies signalées par la Cour des comptes dans son rapport sur la gestion des fonds COVID-19. Cependant, suite à des pressions internationales, une commission parlementaire a été mise en place pour enquêter sur ces manquements.

Confrontation et Tensions :

Le 24 Novembre 2023, la commission parlementaire a confronté les membres de la Cour des comptes et certains ministres, dont Sani Yaya, Kodzo Adedzé, Christian Trimua, Cina Lawson et Damehame Yark. L’exercice s’est déroulé en présence de députés, d’organisations de la société civile, de bailleurs de fonds et d’autres partenaires.

Révélations de la Cour des Comptes :

Selon un membre de la Cour des comptes, le rapport de l’institution met en lumière des dysfonctionnements graves. Il a souligné des exemples concrets, notamment l’absence de caméras achetées, avec seulement une clinique mobile visible.

Réponses du Gouvernement :

Le gouvernement a réfuté ces allégations, affirmant que les caméras avaient été correctement payées et que les fonds avaient été utilisés de manière adéquate.

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Doutes Persistants :

Malgré les échanges, la présidente de la commission parlementaire reste sceptique. “Après avoir écouté les deux parties, on s’est rendu compte qu’il y a encore des zones d’ombre. En tout cas, les réponses des uns et des autres ne concordent pas”, a-t-elle déclaré.

Si l’on se fie à cette première évaluation, il semble que les organisations de la société civile et d’autres acteurs sociopolitiques qui avaient initialement critiqué la gestion des fonds COVID-19 à la suite du rapport de la Cour des comptes n’étaient pas dans l’erreur. L’affaire reste complexe et nécessite des enquêtes approfondies pour établir la vérité sur l’utilisation des fonds alloués à la lutte contre la pandémie.

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