Une décision judiciaire surprenante a secoué le paysage politique sénégalais aujourd’hui, ouvrant une nouvelle perspective pour l’opposant Ousmane Sonko dans la course à la présidentielle de février 2024. Le tribunal de grande instance de Dakar a ordonné la réintégration d’Ousmane Sonko sur les listes électorales, revenant ainsi sur sa précédente décision de le rayer.
Cette volte-face judiciaire marque un tournant significatif, car c’est cette même justice qui avait initialement décidé de retirer Ousmane Sonko des listes électorales. Cette évolution soulève des questions sur la candidature de Sonko à la présidentielle de février 2024, un enjeu majeur dans le contexte politique sénégalais.
Le leader du parti PASTEF (Patriotes Africains pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité) avait été exclu des listes électorales à la suite d’une condamnation à deux ans de prison dans une affaire de mœurs en juin 2024. Ousmane Sonko a maintenant jusqu’au 26 décembre pour déposer sa candidature et rassembler les parrainages nécessaires.
Cependant, Me Ciré Clédor Ly, avocat d’Ousmane Sonko, a souligné que l’État sénégalais pourrait déposer un recours devant la Cour suprême. Il a néanmoins assuré que ce recours n’était pas suspensif de la décision du juge, citant la clarté du code électoral sur ce point.
Ousmane Sonko, actuellement en prison depuis juillet dernier pour diverses charges, dont appel à l’insurrection et atteinte à la sûreté de l’État, voit dans ces démarches judiciaires une manœuvre du pouvoir de Macky Sall visant à l’écarter de la présidentielle.
À noter que le PASTEF, dont Sonko est le président, avait été déclaré dissous par le gouvernement sénégalais en juillet dernier, accusé d’appeler régulièrement à des mouvements insurrectionnels, entraînant des pertes humaines et des actes de saccage.
Ne manquez plus l'actualité du Togo et du monde, rejoignez notre groupe