CEDEAO : voués à l’échec, Talon, Ouattara et Macky sauvent à moitié la face

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Le 64ème sommet ordinaire de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est déroulé ce dimanche à Abuja, mais a été marqué par l’absence notable des Chefs d’État béninois, ivoiriens et sénégalais. Ce trio, souvent identifié comme représentant une ligne dure sur les questions sensibles, notamment les coups d’État militaires au sein de la CEDEAO, a choisi de ne pas faire personnellement le déplacement.

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Les présidents Patrice Talon, Alassane Ouattara et Macky Sall ont opté pour la stratégie de l’absence, envoyant des représentants à leur place. Cette décision intervient après une série d’échecs dans les tentatives de la CEDEAO d’adopter des positions fortes à l’encontre de ses États membres en crise, tels que le Burkina Faso, le Mali, le Niger et la Guinée.

Un adage togolais suggère qu’entre deux maux, il vaut mieux choisir le moindre mal, et l’on préfère parfois une petite honte à une grande honte. Ces expressions trouvent une pertinence particulière dans le contexte actuel, où les voix des présidents Talon, Ouattara et Sall semblent avoir perdu de leur impact au sein de la CEDEAO, et surtout vis-à-vis des États sous le feu des critiques.

Le choix de privilégier la négociation et le dialogue avec les militaires au pouvoir dans les États en crise, au lieu de maintenir des positions inflexibles, marque un changement de stratégie. Cette nouvelle approche est également soulignée par la levée des restrictions de voyage à l’encontre du malien Assimi Goïta et de son Premier ministre, montrant une volonté renouvelée de favoriser le dialogue pour résoudre les crises.

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Les évolutions notables dans la diplomatie ouest-africaine suggèrent que la CEDEAO se dirige vers une approche plus nuancée et axée sur le dialogue pour résoudre les défis régionaux. Les discussions initiées par le Togolais Faure Gnassingbé avec les autorités nigériennes témoignent de cette nouvelle orientation diplomatique.

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