Le président béninois, Patrice Talon, a tenu une réunion avec une délégation de responsables du parti Les Démocrates, dirigée par l’ancien président Boni Yayi, comme prévu ce lundi. L’ordre du jour portait sur le cadre institutionnel des élections générales de 2026, mais la discussion a également abordé d’autres sujets cruciaux pour la nation.
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La question du cadre institutionnel pour les élections de 2026 a été au centre des débats entre les deux parties. Cette rencontre a également fourni l’occasion d’évoquer des préoccupations majeures, telles que le sort des prisonniers politiques et des exilés, la situation des agriculteurs, le chômage des jeunes, et les déguerpissements dans les principales villes du pays.
Boni Yayi a plaidé en faveur de la clémence envers Reckya Madougou, une figure politique détenue actuellement. Les médias locaux rapportent que l’ancien président a exprimé sa demande de pardon pour elle en ces termes : “Président, je demande pardon pour Reckya Madougou. Comprenez le sens de mon pardon.”
Cependant, la réponse de Patrice Talon a été catégorique et ferme. “Monsieur le Président Boni Yayi, je vous ai déjà dit que je ne compte pas gracier Reckya Madougou. Si les acteurs politiques ne doivent pas rendre compte de leurs actes, ce n’est pas bien. Laissons un code à la République. Parfois, le pardon peut être une faute”, a-t-il déclaré, selon les informations rapportées par Bip Radio.
La délégation, dirigée par Boni Yayi, comprenait le premier vice-président Eric Houndété, le deuxième vice-président Léon Basile Ahossi, et le président du groupe parlementaire Les Démocrates, l’honorable Nourénou Atchadé. La rencontre a mis en lumière les divergences d’opinion, mais également la nécessité de dialoguer sur des questions cruciales pour l’avenir politique et social du Bénin.
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